
J’aime la photographie pas uniquement pour mon amour des images et de l’art en général, mais surtout parce qu’elle fige un moment dans le temps, un sentiment, une impression…
Le projet de toute une vie de Jamie Livingston m’a particulièrement bouleversé. Cet homme a pris un Polaroid par jour du 31 mars 1979 au 25 octobre 1997, le jour de son décés des suites d’un cancer. Une photo par jour pendant 18 ans.

Au delà de l’aspect esthétique de l’exercice, les photos n’ont pas toutes un intérêt créatif c’est certain (j’aime cependant beaucoup l’esthétique de certaines photos du début 80, par pure amour des photographies anciennes je pense) même si les cadrages sont souvent réussis (l’auteur est réalisateur, ce qui explique peut-être le pourquoi du comment), c’est surtout cette perseverance qui m’a impressioné. Avant l’invention des blogs, de la télé réalité, cet homme a en quelque sorte anticipé un mouvement qui allait arrivé bien plus tard.
Je n’ai pas regardé toutes les photos, il m’aurait fallut des heures, mais on y voit l’évolution d’une époque, d’une vie, de son regard sur ce qui l’entoure. Par périodes, il y a certaines obsessions, ses amis, la télévision, la nourriture, la musique… Et puis il y a l’émotion que font transparaître les photos de la fin de sa vie, lorsqu’il affiche sans tabou sa maladie, qu’il nous offre l’image de son mariage à quelques jours de son décés.

C’est Chris Higgings sur Mental Floss qui a fait cette incroyable découverte, j’ose à peine imaginer ce qu’il a pu ressentir lorsqu’il a commencé à rassembler des éléments sur ce mystérieux projet photographique. Il faut impérativement aller lire cet article qui vous permettras de comprendre l’hitsoire de cet homme.
Ici il y a une interview de Hugh Grawford, l’ami de Jamie Livingston qui a rendu les photos publiques et est à l’origine de la première exposition du projet en 2007 au Bard College de New York où Livingston a fait ses études et a commencé son oeuvre quand il était étudiant.
Et bien sûr pour voir l’intégralité des photos de Jamie Livingston c’est ici. Il a également une page Wikipedia.

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